Puce, le micro resto pour les appétits d’oiseau.

Puce se définit lui-même comme étant un bar à grignoter. Et effectivement on est clairement plus dans le registre gastronomique du bar à tapas que dans celui du restaurant. D’ailleurs, on retrouve à la carte les croquettes et les pimientos del padron, grands classiques des bars à tapas espagnols. Par contre les quantités sont tout de même moins généreuses que là-bas. Le rapport quantité-prix est d’ailleurs peut-être le seul problème de Puce. Pourtant je suis plus du genre à privilégier la qualité à la quantité, quitte à mettre la prix pour ça. Mais là, bien que les plats soient très bons, ils ne sont pas suffisamment dingues pour que l’addition passe comme une lettre à la poste à la fin. C’est surtout valable pour le midi ceci dit. Parce que le midi on attend souvent des formules économiques et on a envie de manger quelque chose de plutôt consistant pour tenir jusqu’au soir. Donc là, sachant qu’il faut compter en moyenne trois petits plats pour arriver à satiété, la note d’une vingtaine d’euros est un peu salée pour un déjeuner à picorer. Pour un soir, en revanche, Puce ça passe très bien car on se met en mode apéro. Et là on se partage un guacamole qui déchire servi dans un énorme mortier avec son pilon. Mais aussi de très bonnes boulettes de viande, des tostadas de poisson, de super couteaux aux herbes ou des coques à la citronnelle pour plus de fraîcheur. Ou bien encore une salade de quinoa aux agrumes ou des lentilles à la feta (mais ces salades végétariennes ne sont pour le coup vraiment pas assez copieuses par rapport à leur prix, elles mériteraient vraiment de faire au moins le double).

puce bar à grignoter, tapas à pigalle

Puce
1 rue Chaptal 75009 Paris – 09 53 48 29 75
ilovepuce.com

Pantruche, le restaurant au meilleur rapport qualité – quantité – prix de Paris ?

Pour planter l’décor

Pantruche ce n’est pas nouveau, Pantruche c’est très connu, mais chez Pantruche je n’y avais encore jamais mis les pieds. Pourtant je peux y aller à pieds ! Mais justement. Les restaurants qui sont à côté de chez moi, j’aime bien y aller le week-end. Parce que le week-end j’aime bien rester dans mon quartier. Et malheureusement Pantruche est fermé le week-end. Ce qui est probablement son unique défaut. Certains diront que non, sa taille est également un problème car on mange sur les genoux de son voisin. Mais moi au contraire je trouve ça cool. C’est une des raisons pour lesquelles cet endroit est si chaleureux. En effet on ne mange pas loin de son voisin mais du coup on parle facilement à son voisin. Et là bim, convivialité, tout ça, tout ça.

C’est un restaurant atypique

Pantruche ne faillit donc pas à sa réputation, Pantruche a tout bon. Sur la qualité de ses produits, sur ses recettes inventives et traditionnelles à la fois, sur ses quantités servies, sur son service et sur ses prix. Ici on mange une entrée + un plat + un dessert au dîner pour 35€. Et il y en a dans l’assiette. Son petit Frère, Caillebotte, propose la même formule, mais, pour avoir dîné dans les deux endroits à peu de temps d’intervalle, j’ai vraiment eu le sentiment que le repas y était plus frugal.

restaurant Pantruche pas cher, le meilleur rapport qualité / quantité / prix de Paris

& c’est un restaurant gourmand

Ce n’est d’ailleurs pas le même type de cuisine. Pantruche est plus bistro que nomique. On y trouve notamment en entrée une tête de veau de compète. Je n’en avais jamais mangé mais je me suis dit qu’ici elle ne me ferait pas peur et qu’elle serait forcément bonne. Et bingo, avec son « snackage », son écume de pomme ratte fumée et son raifort j’ai kiffé. En plat, le merlan de ligne, avec sa crème de riz, son encre de seiche et sa cébette grillée, a également bon sur toute la ligne. Un plat en noir et blanc aussi graphique que séraphique. Et en dessert, le soufflé au Grand Marnier avec son pot de caramel au beurre salé -le seul plat immuable de la carte- est également à tomber. Ceci dit, comme pour la tête de veau, c’était ma première fois avec ce gros classique français donc impossible de comparer avec un autre.

Finalement

Pantruche c’est le genre d’endroit dans lequel tous les touristes grincheux devraient aller au moins une fois. Ils verraient qu’à Paris on peut manger très bien et copieusement, que le service peut être à la fois charmant et compétent et tout ça sans avoir l’impression de se faire prendre pour un pigeon.

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Pantruche
3 rue Victor Massé 75009 Paris – 01 48 78 55 60
M. Blanche ou Pigalle

Valentine’s Day Special : trois attentions qui font plaisir.

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Un joli petit déjeuner

avec Mesdemoiselles Madeleines.

Cette année la Saint-Valentin tombe un samedi donc il n’y a aucune excuse valable pour ne pas apporter le petit déjeuner à madame. Mais on oublie les viennoiseries et on file rue des Martyrs pour faire le plein de madeleines. Sauf qu’ici les madeleines n’ont rien à voir avec les Morina de chez Carrefour. Ici les madeleines sont aromatisées, garnies et même surmontées de dômes gourmands colorés. Et pour ne rien gâcher elles sont présentées dans de jolies boîtes ultra élégantes et portent toutes des prénoms féminins (avec un peu de chance il y en aura bien une avec celui de votre moitié).

Un bijou original

avec Salomé-Charly chez Lekker.

Offrir un bijou, on le sait, c’est galère. Choisir pour soi n’est déjà pas une mince affaire, alors pour quelqu’un d’autre c’est l’enfer. Mais chez Lekker ça devient facile. Ici on est très loin du style conventionnel des bijouteries et encore plus loin du cheap de beaucoup de boutiques de mode et d’accessoires. Ici on ne trouve que des bijoux de créateurs à la fois cools, atypiques et élégants. Comme la marque Salomé-Charly et ses superbes bijoux sculptés à la main dans du bois de Merisier.

Un dîner romantique.

chez Uma.

Uma j’en ai parlé il y a peu de temps et il me semble être particulièrement bien adapté à la Saint-Valentin. Il a pour particularité de proposer des plats franco-nippo-péruviens, autant donc dire que sa cuisine n’est vraiment pas celle de tout le monde, et c’est toujours une chouette expérience de découvrir de nouvelles sensations avec la personne qu’on aime. Dans la veine japonaise, une carte entière est consacrée à des plats à partager qui sont apportés tous en même temps sur la table. On mange donc dans la même assiette, on se fait goûter langoureusement, on est glamour et romantique quoi. Et bien sûr l’ambiance est tamisée mais absolument pas kitsch et niaise.