Le nouveau meilleur chocolat chaud de Paris ?

Gilles Marchal pâtisserie montmartre meilleur chocolat chaud

C’est toujours très délicat d’affirmer d’une chose qu’elle est la meilleure de quelque part, et encore plus de Paris. Pour être objectif, il faudrait déjà goûter toutes les versions de ce produit qui existent dans la ville. Relou mais faisable. Mais surtout, jamais une recette ne mettra tout le monde d’accord, le goût est une notion beaucoup trop personnelle pour ça.
C’est pourquoi, ce chocolat chaud n’est peut-être pas le meilleur de Paris, mais il l’est en tout cas dorénavant pour toi. Et ce formidable chocolat chaud c’est chez Gilles Marchal (ce pâtissier de palace qui a ouvert il y a moins de deux mois sa première boutique à Montmartre) que tu l’as trouvé. Et chez Gilles Marchal tu trouves essentiellement les très grands classiques de la pâtisserie et de la boulangerie, mais revus et corrigés à sa façon. D’ailleurs, plus que ses pâtisseries sophistiquées -sa tarte au citron est magnifique- ce sont plutôt ses petits gâteaux pour le goûter ou le petit déjeuner que tu adores. Son cannelé -crousti-fondant comme il faut-, son cake à la banane -tu n’es pourtant pas fan de banane-, son cookie -ni trop mou ni trop sec- ou encore ses fabuleuses noix de pécan caramélisées.
Mais encore plus que tout ça, c’est son chocolat chaud à emporter qui te fait revenir chez lui vraiment très souvent. Il est tellement tout comme tu aimes ce chocolat aussi. Ni trop liquide, ni trop épais, fort en chocolat mais pas amer, pas trop sucré mais un peu quand même. Et, chose importante, tu n’es pas écoeurée lorsque tu le termines. Par-fait quoi. Et en plus c’est un bon rapport qualité – prix (le gobelet est à 4€ en version classique et à 4,5€ avec de la crème fouettée).

Pâtisserie Gilles Marchal – 9 rue Ravignan 75018 Paris – M. Abbesses

La quinzaine de la Saint-Jacques au restaurant Chez Frezet dans le 18e.

Pour planter l’décor

On a complètement perdu la notion des saisons. Et pas à cause du temps qu’il fait non (enfin pas seulement). Mais parce qu’en cherchant un peu, on trouve à peu près tout ce qu’on veut, tout le temps, partout. La faute aux surgelés, la faute à l’importation, la faute aux restaurateurs qui proposent un risotto d’asperge en novembre, la faute à Paris où ce n’est pas mega easy de faire pousser quelque chose sur son balcon (quand on a la chance d’en avoir un), la faute aux parents qui, face à un « j’aime pas », abandonnent l’idée d’éduquer leurs enfants aux légumes (ceci dit je les comprends les enfants, moi aussi je fais la gueule devant une boîte d’haricots verts juste réchauffés ! Un peu d’imagination ou un p’tit tour sur Marmiton et ça passera tout seul bordel !). Donc, hormis quelques personnes averties, on ne sait globalement pas quand poussent les fruits et légumes que l’on consomme quotidiennement. Exceptions faites des citrouilles (Halloween oblige), des clémentines (parce que ça sent Noël) et des cerises (mais ça, ça doit être uniquement dû à un lointain souvenir personnel). Et puis alors, on sait encore moins que la viande et les produits de la mer sont également soumis aux saisons ! Franchement, qui sait qu’il est interdit de pêcher la Saint-Jacques d’avril à octobre mais que c’est autorisé à partir de novembre pour seulement trois jours par semaine pendant 45 minutes ? Ceux qui savent, respect.

C’est un événement atypique

Alors c’est sûr ce n’est pas une révolution, mais dans ce contexte « la quinzaine gourmande » du collectif RestoPartner est top. Pendant quinze jours, chaque saison, un produit est à l’honneur à la carte des restaurants qui participent à l’opération. Pour l’occasion, les chefs inventent une recette en phase avec l’esprit de leur établissement et ce mois-ci c’est donc de la Saint-Jacques dont il est question. Pour cette quinzaine de la Saint-Jacques, qui dure encore jusqu’au 23 novembre, ce sont donc 10 façons de cuisiner ce produit qui sont à découvrir dans 10 restaurants parisiens différents.

& un événement gourmand

Moi c’est Chez Frezet que j’ai décidé d’aller, ce restaurant de quartier de la rue Ordener au décor années 50 et à la cuisine française bien tradi. Une atmosphère chaleureuse et hyper conviviale règne ici. On se sent un peu hors de temps, tout simplement parce qu’on n’est pas dans l’air du temps. On est clairement à des années-lumières de tous ces nouveaux spots branchés pour bobos qui ouvrent tout le temps (sérieusement on ne sait plus où donner de la fourchette à la fin). Non, ici on est dans l’authentique, voir le rustique. Ici tu viens manger une tête de veau le dimanche midi avec ta mère, ta grand-mère, ta soeur et ses enfants (le resto est family-friendly et a des chaises hautes à dispo). Ici tu trouves des oeufs farcis chimay (duxelles de champignons et sauce mornay), une recette française bien classique, hyper bonne et pourtant quasiment introuvable. Et ici, en ce moment, tu trouves bien sûr des Saint-Jacques (d’Erquy et de Saint-Malo). Elles sont proposées juste poêlées, accompagnées de poireaux et d’une réduction de jus de viande et vinaigre de xérès. C’est bon et la sauce au jus de viande est très surprenante. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ça s’accorde très bien avec le mollusque !

Chez Frezet
181 rue Ordener, 75018 Paris – 01 46 06 64 20
chezfrezet.com restopartner.com

La quinzaine de la Saint-Jacques : en novembre dans le restaurant Chez Frezet à Paris.La quinzaine de la Saint-Jacques : en novembre dans le restaurant Chez Frezet à Paris.La quinzaine de la Saint-Jacques : en novembre dans le restaurant Chez Frezet à Paris.La quinzaine de la Saint-Jacques : en novembre dans le restaurant Chez Frezet à Paris.

Seb’on, la nouvelle adresse qui manquait aux Abbesses.

Pour planter l’décor

Pour un quartier si touristique et prisé des couples amoureux, Montmartre manque cruellement de petits restaurants élégants, intimes et romantiques. On trouve en grande majorité des lieux à l’esprit convivial et bon enfant avec cuisine familiale et réconfortante. C’est évidemment très sympa et complètement dans l’esprit bistrot d’antan qui fait entre autre la singularité de ce quartier village, mais depuis quelques temps c’est bien la bistronomie qui fait des ravages à Paris, et Montmartre ne s’y était pas vraiment encore mis. Le pli est maintenant pris avec la récente ouverture de Seb’on.
Seb'on, nouveau petit restaurant romantique et bistronomique aux Abbesses à Montmartre Seb'on, nouveau petit restaurant romantique et bistronomique aux Abbesses à Montmartre

C’est un restaurant atypique

En lieu en place de MILK, ce restaurant de poche a ouvert il y a trois mois et affiche déjà complet tous les soirs. Ici, les jolis plats maisons cuisinés avec des produits de saison côtoient un décor raffiné et épuré pour un prix pas trop élevé. Seb’on c’est vraiment l’adresse qui manquait aux Abbesses.

& un restaurant gourmand

Le menu, composé d’un choix succinct de plats, change toutes les semaines au gré du marché et des inspirations du chef. Parmi les entrées du moment (entre 10 et 13€), un potiron rôti à la mandarine, ricotta aux herbes, parmesan et huile d’olive -hyper bon- ou encore un foie gras cuit au vin, chutney de tomate au balsamique de framboise -très parfumé-. À suivre en plat (entre 16 et 19€), des ravioles de cochon aux herbes, topinambours et champignons -une farce merveilleuse mais un peu trop de champignons en garniture-. Pour finir en dessert (à 9€), une jolie figues de Soliès rôtie avec biscuit et glace caramel au beurre salé -légère à souhaits-.
Seb'on, nouveau petit restaurant romantique et bistronomique aux Abbesses à Montmartre Seb'on, nouveau petit restaurant romantique et bistronomique aux Abbesses à Montmartre

Le moins

L’ardoise au mur en guise d’unique carte n’est pas très pratique puisque si tu n’es pas parfaitement assis dans son axe, il faut te lever pour choisir tes plats.

Seb’on 
62 rue d’Orsel 75018 Paris ‎- 01 42 59 74 32 – M. Abbesses
www.seb-on.com