Poule de luxe

Oui Pâques c’était il y a deux semaines et demi. Et alooors ?? Il faut dire qu’une poule aussi belle que celle-ci tu n’avais pas vraiment envie de croquer dedans. Posée sur son petit piédestal en plexi, elle ressemble bien plus à une oeuvre d’art qu’à une vulgaire poule en chocolat.

Mais devant la pression de ton mec qui te l’avait offerte juste pour la dévorer dans la foulée, tu as dû céder. En même temps tu aurais dû décrypter le message au moment où tu l’as reçu. « Oh merci mon chéri mais tu m’as encore fait le coup du chocolat noir ! C’est toooon chocolat préféré, pas la mien. » « Ah mais oui que je suis con, j’ai encore oublié ! » « Mouai, il a bon dos ton côté tête en l’air… » Toujours est-il que tu t’es décidée à enfin mettre une bonne raclée à cette poule signée Jacques Genin. En commençant par le socle en chocolat blanc of course.

Ensuite arrive le chocolat noir. Il est bon ça tu ne peux pas dire le contraire. Par contre, contrairement aux oeufs Hermé dans lesquels tu avais des mini oeufs, là tu n’as trouvé que du vide. Petite déception. Et quant au décor, il est magnifique. Chaque poule d’inspiration Murano est une pièce unique, peinte à la main par l’artiste Corinne Jam. Malheureusement tout le colorant termine sur tes doigts. Si tu prends la poule à pleines mains, à la barbare, tu te retrouve avec du rouge partout ! Mais ça reste une superbe poule de luxe. D’ailleurs, elle le sait qu’elle est canon. Elle se la pète même un peu beaucoup cette poule avec son bec en l’air et sa tête retournée.

poule versus dindon paques Jacques Genin

Jacques Genin Collection Murano.
133 Rue Turenne 75003 Paris – 01 45 77 29 01

Le poulpe à la galicienne, un plat festif espagnol

Ce qui est bien lorsque tu te mets à faire du tri dans ton disque dur, c’est que tu retombes sur des choses dont tu avais totalement oublié l’existence. Nostalgie.
Ton expérience du poulpe commence à dater un peu mais elle était tellement atypique que tu avais envie de la partager.
Alors déjà manger du poulpe ce n’est pas un truc dont tu avais l’habitude avant ton séjour en Galice. Mais de le voir vivant, puis juste après dans ton assiette encore moins. La préparation de ce plat traditionnel de fête est assez surprenante.
Le gros poulpe est d’abord plongé vivant dans de l’eau bouillante. Il meurt et il cuit donc. Les femmes (parce que ce n’était bien que des femmes qui préparaient le plat) le récupèrent ensuite et commencent à le découper. Avec une paire de ciseaux. Clac, clac, clac, clac. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, la grosse bête se retrouve en mille morceaux.
Hop le poulpe en pièces est jeté sur une planche en bois. Un bon filet d’huile d’olive par-dessus et enfin une grosse pincée de piment pour relever le tout. Et bim ta planche t’arrive sous le nez. Passer la minute où tu te dis « je ne vais jamais pouvoir manger ça ! ». Tu t’armes d’un bout de pain et tu viens picorer le poulpe en sauçant le plat.  Moralité, il faut toujours être un peu aventurier dans l’âme car tu n’as pas été déçue du tout. Les morceaux de chair étaient très bons. Par contre les tentacules beaucoup moins. Pas du tout même.

spécialité locale poulpe à la galicienne

La carambole, c’est bien pour la déco

Fin de ta session « j’ai envie de partir en vacances mais je ne peux pas en prendre donc je mange des fruits exotiques pour me consoler un peu » avec la carambole.
On garde le meilleur pour la fin paraît-il. Et bien toi tu as gardé le pire pour la fin. Même en te forçant tu n’as pas pu terminer ton morceau. Tu as bien essayé de le refiler à ton mec. Mais rien à faire il n’en a pas voulu non plus !
La texture croquante, juteuse, rafraîchissante et acidulée ta pourtant bien plus. Mais c’est le goût, ce n’est juste pas possible. Trop amère, trop bizarre.
En revanche ces petites tranches étoilées sont parfaites pour décorer un dessert !

La carambole, un fruit exotique