#Actu : un mois pour goûter aux « Instants Sucrés » du chef Bernard Leprince.

Bouuuuh le sucre, vade retro satanas, vilain, méchant !
On a quand même sacrément tendance a tout diaboliser dès que ça peut être mauvais pour nous. Comme pour le sucre qui n’est pas vraiment au sommet de sa gloire ces derniers temps. Pourtant, l’OMS n’a jamais dit qu’il ne fallait pas en consommer (juste en quantité raisonnable). Et en plus, malgré sa mauvaise pub, la consommation de sucre n’a que très peu bougé en 40 ans*. Donc ce n’est peut-être pas le meilleur truc pour notre santé mais manifestement on s’en fou, on aime ça, on en mange et ça nous fait en tout cas du bien au moral. Que celui qui ne prend pas de plaisir à manger une crêpe au sucre se manifeste (et si il existe il doit forcément avoir des problèmes dans sa vie, ce n’est pas possible autrement) !

C’est un événement atypique

C’est dans ce contexte que le CEDUS s’est associé aux restaurants Frères Blanc en créant l’événement « Instant Sucrés » qui permet de découvrir, pendant un mois, sept recettes autour du sucre créées par le meilleur ouvrier de France Bernard Leprince. Des recettes sucrées bien sûr, mais également salées. Sauf que attention, on n’est pas dans le vulgaire sucré-salé avec l’ajout de fruits ou de miel qui donne un vrai goût sucré aux recettes et qui ne plaît pas à tout le monde. Ici on est dans la subtilité. Le sucre est utilisé est tant que tel pour apporter de la douceur et de la délicatesse aux plats salés, non pas pour leur donner un goût de sucre.

instants sucrés opération restaurants et brasseries frères blanc avril

& c’est un événement gourmand

Concrètement en entrée ça donnera : soit un saumon gravlax, pickles de légumes et sucre de canne ; soit des légumes avec une vinaigrette au sucre caramel. Puis, en plat, il y aura dans un premier temps une côte de veau à l’estragon avec carottes nouvelles au suc de betterave et, dans un deuxième temps, un pavé de cabillaud au sucre perlé et zeste d’agrumes. Enfin, pour le dessert, on aura le choix entre une crème au caramel et zeste de citron confit ; des fruits rouges saupoudrés de sucre cristal et vanille ainsi que des crêpes aux sucres (oui au pluriel, car il y aura plusieurs sucres différents). Ce n’est pas dans les desserts que les associations les plus originales ont été faites. Sur les desserts on est sur de l’hyper classique, sur des plats doudous qui sont plus liés à l’affect et aux souvenirs d’enfance. Et c’est justement cet équilibre avec une carte à mi-chemin entre découverte et réconfort qui est cool.

instants sucrés opération restaurants et brasseries frères blanc avril

Les brasseries Frères Blanc participants à l’événement « Instant Sucrés » du 2 avril au 4 mai :
Au Pied de Cochon (Paris 1er) ; Le Grand Café Capucines (Paris 9ème) ; Charlot, Roi des Coquillages (Paris 9ème) ; Le Procope (Paris 6ème) ; Le Petit Zinc (Paris 6ème) ; La Fermette Marbeuf (Paris 8ème) ; L’Alsace (Paris 8ème) ; Brasserie La Lorraine (Paris 8ème) ; Flora Danica (Paris 8ème), Chez Jenny (Paris 3ème) ; Le Sud (Paris 17ème) ; Bar André (La Rochelle) ; La Lorraine (Luxembourg).

source : CEDUS (centre d’études et de documentation du sucre)

Pantruche, le restaurant au meilleur rapport qualité – quantité – prix de Paris ?

Pour planter l’décor

Pantruche ce n’est pas nouveau, Pantruche c’est très connu, mais chez Pantruche je n’y avais encore jamais mis les pieds. Pourtant je peux y aller à pieds ! Mais justement. Les restaurants qui sont à côté de chez moi, j’aime bien y aller le week-end. Parce que le week-end j’aime bien rester dans mon quartier. Et malheureusement Pantruche est fermé le week-end. Ce qui est probablement son unique défaut. Certains diront que non, sa taille est également un problème car on mange sur les genoux de son voisin. Mais moi au contraire je trouve ça cool. C’est une des raisons pour lesquelles cet endroit est si chaleureux. En effet on ne mange pas loin de son voisin mais du coup on parle facilement à son voisin. Et là bim, convivialité, tout ça, tout ça.

C’est un restaurant atypique

Pantruche ne faillit donc pas à sa réputation, Pantruche a tout bon. Sur la qualité de ses produits, sur ses recettes inventives et traditionnelles à la fois, sur ses quantités servies, sur son service et sur ses prix. Ici on mange une entrée + un plat + un dessert au dîner pour 35€. Et il y en a dans l’assiette. Son petit Frère, Caillebotte, propose la même formule, mais, pour avoir dîné dans les deux endroits à peu de temps d’intervalle, j’ai vraiment eu le sentiment que le repas y était plus frugal.

restaurant Pantruche pas cher, le meilleur rapport qualité / quantité / prix de Paris

& c’est un restaurant gourmand

Ce n’est d’ailleurs pas le même type de cuisine. Pantruche est plus bistro que nomique. On y trouve notamment en entrée une tête de veau de compète. Je n’en avais jamais mangé mais je me suis dit qu’ici elle ne me ferait pas peur et qu’elle serait forcément bonne. Et bingo, avec son « snackage », son écume de pomme ratte fumée et son raifort j’ai kiffé. En plat, le merlan de ligne, avec sa crème de riz, son encre de seiche et sa cébette grillée, a également bon sur toute la ligne. Un plat en noir et blanc aussi graphique que séraphique. Et en dessert, le soufflé au Grand Marnier avec son pot de caramel au beurre salé -le seul plat immuable de la carte- est également à tomber. Ceci dit, comme pour la tête de veau, c’était ma première fois avec ce gros classique français donc impossible de comparer avec un autre.

Finalement

Pantruche c’est le genre d’endroit dans lequel tous les touristes grincheux devraient aller au moins une fois. Ils verraient qu’à Paris on peut manger très bien et copieusement, que le service peut être à la fois charmant et compétent et tout ça sans avoir l’impression de se faire prendre pour un pigeon.

restaurant Pantruche pas cher, le meilleur rapport qualité / quantité / prix de Paris

Pantruche
3 rue Victor Massé 75009 Paris – 01 48 78 55 60
M. Blanche ou Pigalle

Pour les amateurs de goût fumé, il est à l’honneur chez Frog Revolution.

Pour planter l’décor

Je voue un culte au goût fumé. Depuis toujours. Depuis les hareng pomme de terre et rougail saucisse de ma mère petite, jusqu’aux chips barbecue et au Big Tasty du MacDo ado et, plus récemment, à la mozzarella di bufala fumée et au mezcal. Aujourd’hui, dès que je vois un produit fumé quelque part, c’est compulsif je le prends. C’est d’ailleurs marrant de voir que c’est un goût très clivant, en général soit on l’adore soit on le déteste. Du coup, puisque moi je l’adore, lorsqu’on m’a proposé de venir découvrir la carte du nouveau Frog Revolution à Bastille qui propose des spécialités fumées typiques du sud des Etats-Unis, je n’ai pas hésité.

C’est un restaurant atypique

Pour ceux qui ne connaissent pas, les FrogPubs sont parmi les plus vieux restos-bars parisiens à brasser leur propre bière. Ça se développe beaucoup ces dernières années, mais eux ça fait plus de 20 ans qu’ils le font. Ce sont donc des lieux à l’atmosphère british où on s’enfile des pintes en mangeant des burgers. Et dans le Frog Revolution ouvert il y a quelques mois, on trouve en plus un menu composé d’authentiques plats de la cuisine au barbecue du sud des États-Unis. La spécificité de ces plats est qu’ils sont préparés à base de viandes (sélectionnées par l’artisan boucher Olivier Metzger) au goût fumé. Ce goût si particulier est obtenu grâce à une marinade à sec ou à une salaison, puis, à une cuisson « low (à basse température) and slow (lente – de 3 à 13h) » sur des copeaux de bois de hêtre dans un fumoir importé directement de l’Oklahoma.

& c’est un restaurant gourmand

En pratique ça donne soit des plats à la carte accompagnés de deux sides au choix typiques de la soul food (cuisine afro-américaine traditionnelle des US), soit d’une grande assiette pour deux avec plusieurs plats et sides en taille réduite. Comme on était deux et qu’on voulait goûter à un maximum de choses, on a pris l’assiette. Elle se compose de travers de porc style St-Louis fumés, d’ailes de poulet fumés, de sandwichs briochés à l’effiloché de boeuf, d’haricots rouges et blancs dans une sauce barbecue maison, de frites de patate douce, de coleslaw, de beignets de gombo et poivrons aux épices fumées et de Texas toast grillés au beurre d’ail fumé. Presque tout a donc un goût de fumé, soit grâce à la viande soit par le biais d’épices, et ça c’est cool. On a été très agréablement surpris par la qualité de la viande qui est vraiment fine et goûteuse. Même les ailes de poulet dont je ne suis pourtant pas ultra fan étaient top. Et l’effiloché de boeuf au mega mega top ! L’ensemble est riche et copieux mais pas lourd. Le seul truc un peu moyen et qui n’apporte pas grand chose c’est le Texas toast qui est vraiment gras. À la place, un cornbread (le pain de maïs traditionnel de la soul food) aurait été vraiment cool. Et pour accompagner cette assiette de produits fumés, Frog Revolution propose une bière au goût également fumé, la Zonk. Et je crois bien que c’est la première fois que j’arrive a apprécier une bière qui a un goût de bière (d’habitude je ne bois que de la Kriek ou de la Pecheresse).

Frog Revolution
9 rue de la Bastille 75004 Paris – 01 42 74 34 41

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