Le Triangle, le nouveau restaurant et microbrasserie du 10e.

Je suis joie. Les repères à picorer n’en finissent plus d’ouvrir ! «Tapas», «portions», «petits plats», «petites assiettes», peu importe le nom, tout le monde s’y met. Et Le Triangle, le nouveau né du 10e, a emboîté le pas.

Sauf que comme ça se fait maintenant beaucoup, ce n’est plus un moyen de se démarquer. Du coup, Le Triangle a misé sur autre chose pour faire parler de lui. La bière. Mais pas n’importe quelle bière. SA bière. Et oui, en plus d’avoir fait sa déco entièrement maison, de cuisiner ses plats maison et même de faire ses chips maison, Le Triangle brasse également sa propre bière. Du 100% homemade, si ce n’est pas un peu la classe ça !

Par contre le breuvage ne sera dispo que sous trois semaines. Donc en attendant ce sont uniquement des bières « invitées » qui sont proposées. Mais attention, elles sont très cool quand même. Saison Dupont, Calypso ou encore Tripel pour ne citer qu’elles. Quant à la food, on retrouve donc le soir le principe des petites assiettes (le midi c’est une formule classique). Les plats sont cuisinés au jour le jour avec des produits frais au gré des envies. Cela donne par exemple pour le salé : betteraves avec chèvre et balsamique / seiches alla carbonnara / hampe de boeuf chimichurri / ravioles de cuisses de canard… Tout est bon et très goûteux. Niveau sucré la proposition est plus classique avec entre autres un tiramisu, une tarte au chocolat et une poire pochée. Classique mais efficace.

Le Triangle
13 rue Jacques Louvel Tessier 75010 Paris – M. Goncourt
01 71 39 58 02
www.triangleparis.com

LE TRIANGLE restaurant tapas faits maison et microbrasserie paris

Vins singuliers et assiettes inventives : d’une pierre deux coups chez Dune.

Il y a des endroits comme ça, où c’est tout de suite une évidence. Ces endroits où chaque chose qui les compose semble être là pour toi. Et bien Dune c’est ça. C’est l’endroit dans lequel tu as trouvé tout ce qui te plaît.

Le décor d’abord.

Tu pénètres à peine chez Dune que tu te prends de plein fouet une fresque géante et apaisante, de mer et de palmiers. Puis, tu découvres le reste de la salle, composé d’un ensemble d’éléments charmants, bruts et raffinés. Tu croirais presque que les lieux sont tenus par des nanas. Mais non.

Arrive ensuite la carte des boissons.

C’est la première fois que tu trouves au même endroit un condensé de tout ce que tu aimes. S’il y avait eu un jus de cerise, un Vouvray demi-sec et un Maury ça en aurait même été bizarre. Mais on ne peut pas tout avoir et il y a déjà presque tout : Club Maté, ginger beer, pisco sour, mezcal, malbec argentin bio, Pouilly Fuissé, pétillants naturels et j’en passe. Le choix est cornélien.

Quand vient enfin le temps de te sustenter, ton bonheur s’accroît encore.

Déjà, la carte du soir est essentiellement composée de petites portions qui ont le considérable avantage de te permettre de goûter à davantage de préparations. Ensuite, les plats ont tous un petit quelque chose qui vient les twister : yuzu, sudachi, pimenton, … et ça ça te plaît. Mais en plus, certains plats censés être petits n’en ont finalement que le prix. Le boudin noir snacké et radis pickles est l’un de ceux-là. Pour 8€ tu t’attendais à quelques bouts de boudin recouverts de radis, alors que non, tu l’as en entier avec juste ce qu’il faut de radis acides et croquants pour le tonifier. Toutes les portions ne sont d’ailleurs pas de calibre égal. Comme le boudin, le foie d’agneau et polenta a presque la taille d’un plat normal alors que la stracciatella (le fromage pas la glace) tient plus de la petite entrée. C’est sur le dessert que tout aurait pu basculer. Une crème au citron c’est simple à l’énoncé, du coup tu t’attends à ce qu’elle soit hyper bonne. Et bingo, elle l’est. Ceci dit, elle n’est pas si simple que ça puisqu’elle est à base de citron Kalamata et agrémentée de poudre de café liberica. Le fameux petit quelque chose qui vient tout changer.

Et bien sûr

Dune c’est un service agréable et attentionné, et ça c’est le petit quelque chose qui fait que tu y reviens sans hésiter.

Dune
20 rue Keller Paris 11e – 01 43 57 83 15
www.duneparis.fr
Formule midi à 15€ – Portions de soir de 6 à 25€ – Mardis soirs menu 100% vegan.

DUNE bar à vin et restaurant tapas rue Keller Paris 11e

Uma, le premier restaurant franco-nippo-péruvien de Paris.

Pour planter l’décor

Ma passion pour le mezcal a encore frappée, et m’a cette fois menée chez Uma. Sauf que déception, il est essentiellement proposé pur. Il est tout de même présent dans un cocktail mais sa composition ressemblant plus à un gaspacho qu’à une boisson je me suis rabattue sur le pisco sour. Heureusement je n’ai absolument pas été déçue par ce que j’ai mangé, bien au contraire !

C’est un restaurant atypique

Le nom Uma vient de « umami », la cinquième saveur que personne ne connait ou que ceux qui connaissent ne savent ni définir ni reconnaître. Et puisqu’on ne connait pas, le chef s’est dit qu’il allait nous y initier. Sauf que même après y avoir goûté, l’umami reste très abstrait. C’est très très loin d’être aussi évident que l’amer, l’acide, le sucré et le salé. Néanmoins que ça soit grâce à la magie de l’umami ou tout simplement au talent du chef, les plats de l’Uma -croisement des cuisines françaises, japonaises et péruviennes- sont très surprenants. Beaucoup de parfums, de saveurs et de jeux de textures.

& un restaurant gourmand

À la carte se sont soit des plats en petites portions soit des grandes assiettes. À deux on a pris les 6 petits plats à partager + 2 desserts et c’était parfait. Tacos de thon au thé oolong (au top malgré une tortilla un peu grasse) / Foie gras au pisco et cacao (on avait pris ce plat en pensant que ça serait une valeur sûre et qu’on serait forcément subjugués mais ce fut notre plus grosse déception) / Tiraditos de légine au yuzu (très bon) / Bolas d’aubergine au sencho (bon aussi) / Gyoza de cochon au saté (une vraie grosse tuerie – les gyozas ne sont pas crousti-fondants comme au Gyoza Bar par exemple mais ils ont tellement de goût qu’ils écrasent tous les autres à plate couture) / et enfin le Ceviche de truite marinée au tarama à la truffe (alors ça ce n’est même pas une grosse tuerie c’est juste un des meilleurs plats de ma vie ! Et ce n’est pas parce qu’il y a de la truffe dedans que je l’ai autant aimé. Enfin si, mais pas pour le produit en lui-même. C’est parce que l’association avec le fumé de la truite était vraiment dingue. Les deux produits se complètent, se répondent et se marient à merveille à mon goût. C’est la première fois que je mange un plat à base de truffe où je me dis qu’elle est vraiment là pour quelque chose, qu’elle n’est pas juste posée sur l’assiette pour la rendre sophistiquée.)

Uma
7 rue du 29 juillet, 75001 Paris – 01 40 15 08 15
www.uma-restaurant.fr
Petites assiettes de 9 à 14€ – Cocktails à 15€

Uma, le premier restaurant franco-nippo-péruvien de Paris spécialiste de l'umami.